Posté le 28.07.2006 par snoopyves
La réponse fut donnée de la main d'un magicien... un tableau difficile disais-je ? Un sort qui s'acharne ? Une faille qui semblait apparaître ? Que Nenni ! L'immense Roger Federer a apporté un démenti monumental à ceux qui doutaient de lui... à commencer par lui-même ! Car à force d'essuyer une à une les défaites face au jeune prodige Majorquin, le Suisse pouvait douter de lui. D'ailleurs sa finale à Wimbledon contre son rival fut tendue, Roger refusant de monter davantage au filet et acceptant le combat de fond de court... Mais le génie de Federer, la rapidité du gazon, le tout saupoudré de l'inexpérience de l'Espagnol sur la surface suffirent à faire céder le jeune prodige ! Et il était temps ! Après 5 défaites consécutives, donc 4 cette année, le feu était dans la maison Federer. Désormais il a remis les pendules à l'heure... suisse ! Définitivement ? Réponse sur le Decorturf américain !
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Posté le 26.06.2006 par snoopyves

Roger Federer parviendra-t-il à suivre les traces de Bjorn Borg ? La question mérite d'être posée tant le destin semble d'un coup s'être acharné sur le Suisse. Pourtant, une nouvelle victoire à Wimbledon pourrait l'amener à une marche des cinq triomphes consécutifs du Suédois à la fin des années 70. Par ailleurs, il détiendrait, et de loin, le record de la plus longue série de victoires sur gazon, qu'il partage actuellement avec son illustre aîné (invincibilité de 41 victoires, 48 en cas de succès à Londres) ! Une performance qui serait d'autant plus étourdissante qu'elle s'étale sur quatre années, la saison sur gazon étant réduite à 4 semaines par an. Oui mais voilà : Federer n'est plus l'intouchable extra-terrestre qu'il était il y a peu.
Saison sur terre battue brillantet cauchemardesque
Sa saison sur terre battue, quoique brillante (3 finales en autant de tournois - 2 Masters Series et Roland, soit un bilan flatteur de 16 victoires pour 3 petites défaites ce qui fait de lui... le 2ème meilleur joueur de l'année sur la surface, juste derrière Nadal), s'en est trouvée ternie par les trois revers concédés face à son rival Majorquin. Pire, la finale de Roland Garros a tourné au cauchemar, chacun des coups droits asséné par l'Espagnol usant un peu plus à chaque fois la patience et la confiance du numéro un mondial. Certes la victoire à Halle sept jours plus tard a montré que le Suisse avait su réagir, mais le retour aux affaire fut si long à se dessiner (4 victoires en 3 manches, et 4 balles de match sauvées face à Rochus) que tous les observateurs s'inquiètent et s'interrogent. D'autant qu'à la notable exception de Gasquet, brillant double vainqueur du tournoi de Nottingham une semaine plus tard, aucune des victimes du Suisse ne se revendiquaient spécialistes de la surface. Loin s'en faut.
Un sort facétieux
Et comme si tout cela ne suffisait pas, le tirage lui a offert à nouveau un duel face à Gasquet pour l'ouverture des Internationaux de Grande-Bretagne ! Ce même aversaire contre qui il avait lutté plus de deux heures sur le gazon allemand. Ce même adversaire qui avait été le seul avec Nadal, Nalbandian et Safin à le battre durant toute la saison 2005 ! Le sort semble se complaire dans la facétie. On le sait le Suisse redoute toujours les entrées en matières, qui l'ont déjà vu trébucher (notamment du côté de la Porte d'Auteuil). Et même si'l parvenait à éviter l'humiliation subie par Hewitt en 2003 (l'année de son 1er triomphe d'ailleurs), qu'il n'oublie pas qu'Henman, Hass, Ancic et Nalbandian l'attendent avec appetit tout après tour... Un copieux repas qui risque d'être bien difficile à avaler, surtout après l'indigestion de match dont il semble avoir souffert à Halle, seule explication à ses performances en demi-teinte la semaine dernière. Parviendra-t-il comme à son habitude à faire taire tout le monde et à laisser les amateurs cois d'admiration ? Comment peut-il retrouver la confiance qu'il a égarée dans les abîmles du court Philippe Chatrier ? Les quinze jours qui arrivent s'annoncent passionnantes et bien indécises...
Posté le 18.06.2006 par snoopyves

Le sommet que toute la planète tennis attendait a bien déçu ! Nadal / Federer à Roland Garros, ce devait être le monument juste après le Borg / Mc Enroe de Wimbledon 1980. Mais alors que ce mythique duel marqué par un tie-break de légende conclu par l'Américain 20-18 n'était pas du tout attendu, bien au contraire, la finale 2006 des Internationaux de France était proclamée avant même que le tournoi ne s'ouvre. C'est sans soute la raison pour laquelle Federer ne put jamais se relacher, à l'exception de cette première manche en trompe l'oeil remportée 6/1 par le Suisse qui profita de la nervosité de son jeune adversaire. A partir du 2ème set, il lâcha doucement mais surement l'étreinte, si bien que la défaite paraissait inexorable. Comme résigné, offrant l'image d'un petit garçon, Roger a cédé. Sa victoire à Halle cette semaine, si douloureuse à se dessiner, montre bien que la rupture mentale est proche. Le numéro un mondial est fatigué mentalement. Il semble avoir laissé ses dernières ressources psychologiques sur la terre battue européenne. Certes il revient d'Allemagne avec le titre mais avec quelle débauche d'énergie ! Conserver une 4ème fois sa couronne à Wimbledon relèverait presque du miracle. Un comble pour cet extra-terrestre qui affiche un bilan victoires / défaites de 49/4 cette année... Un seul bourreau évidemment...
Mais impossible ne fait pas partie du vocabulaire du Suisse, alors...
Posté le 29.05.2006 par snoopyves

Après 2 heures 40 et 3 balles de match sauvées, Maria Sharapova pouvait s’estimer heureuse : elle a su du bout de la raquette sauver une situation presque désespérée face à une joueuse qui pendant presque un set tutoyait les lignes avec insolence et enthousiasme. Empruntée, lente, la Russe fit l’étalage de ses lacunes de son jeu sur terre battue. Sachant qu’en outre, elle revient de blessures, l’on comprendra qu’elle s’en tire à moindres frais…
Une humeur massacrante...
Las, la Diva Maria était d’humeur nauséabonde en conférence de presse. Ainsi elle fustigea l’organisation du tournoi de l’avoir programmée le 1er dimanche du tournoi, contrairement à ses souhaits, accusant même la FFT de céder à l’appât du gain : « J'ai demandé à ne pas jouer dimanche mais c'est apparemment tombé dans l'oreille d'un sourd. Cela ne m'a pas trop plu que la Fédération française pense plus à vendre des billets et faire de l'argent qu'à la santé des joueuses. Moi je suis là pour gagner, pas pour vendre des tickets d'entrée. »
Artifices quand tu nous tiens...
Autant d’acrimonie était bien difficile à entendre de la part d’une joueuse qui vend à outrance sa plastique sur tous les murs et autres magazines du monde entier. Qu’elle n’oublie pas que ces fameux billets vendus sur son image contribuent à garnir ses plus que confortables prize-moneys, sans lesquels elle ne pourrait jouer au tennis sans se soucier de son avenir financier. Qu’elle se souvienne aussi qu’au cours de l’année, elle multiplie les trsè lucratives exhibitions de Hong Kong en janvier jusqu’aux Intervilles aux Etats-Unis au mois de juillet. Si Maria se sent l’âme altruiste et généreuse, qu’elle n’hésite pas à renoncer à son pactole pour le reverser aux nombreuses actions caritatives, qui seraient heureux de pareilles offrandes. Aussi à vous la Calas des courts, dont les cordes vocales exaspèrent et indisposent, jusqu’aux plus patients et indulgents d’entre nous, j’oserai vous adresser deux messages.
Une compétitrice bien piètre championne
Le premier reconnaîtra en vous la compétitrice mais cherche en vain l’âme de la championne. Celle qui reste humble malgré les succès. Celle qui respecte à la fois l’adversaire, les organisateurs et le public. Celle qui est reconnaissante vis à vis de son sport. Et non pas celle qui se comporte en diva. Ni celle qui ne jette aucun regard à Anna-Lena Groenfeld ou encore Tatiana Golovin quand ces dernières se fracturent la cheville devant la Russe en plein match. Encore moins celle qui crache dans une soupe qu’elle dévore avec un appétit insatiable depuis quelques mois.
Bon vent !
Le deuxième vous renverra tel un boomerang le perfide et gratuit jugement de valeur que vous avez assené sans élégance en conférence de presse : « J'ai pris le risque, en venant ici, d'hypothéquer ma participation à Wimbledon, qui est un tournoi bien plus important à mes yeux que Roland-Garros». Sachez que Monsieur Federer en personne, que tous les joueurs respectent, lui, a également demandé le report de son entrée dans le tournoi, et que la réponse des organisateurs fut la même. Et pourtant, il est évident que son avenir dans le tournoi est infiniment plus important que le votre à leurs yeux.
Posté le 21.05.2006 par snoopyves

Voilà quelques mois, dans le froid rigoureux du mois de janvier, Martina Hingis paradait joyeusement dans l'été austral, en goûtant aux saveurs excquises de la vie d'une championne. Ambitieuse ? Ludique ? Qui sait ? Bien difficile de savoir ce qui se tramait dans les pensées de la Suissesse. Encore plus de deviner ce que l'avenir présageait. A ce titre sa victoire à Rome dans un Tier I est exceptionnelle !
Un souvenir : un objectif
Martina est revenue après 3 années et demi d'arrêt. Dementieva, et une défaite sèche en 2 manches était sa dernière référence ! Même si les médias s'étaient emballés pour un pseudo retour à Pattaya en février 2005 dans le cadre d'une action humanitaire pour le Tsunami, Martina n'avait sans doute pas envisagé cela... ou presque. Car au fond de son esprit, il y avait un manque ! La pression de la compétition ? Non ! Les longs voyages ? Non ! Les interviews à chaque fin de match ? Assurément non ! Alors quoi ? Quel objectif pouvait avoir Martina ? Roland Garros bien évidemment ! Finale 99 : 64 54 15-15. A trois petits points du titre. Deux ans après avoir perdu la finale "gagnée d'avance" face à Majoli. Un passing recouvert de l'Allemande (rare !) clouant Martina sur place. Et Steffi volant vers son 22ème et ultime succès en grand chelem pour quitter le circuit avec le titre convoité de plus grande championne de tous les temps... Gagner ce 1er titre depuis son retour sur terre battue, à Rome qui plus est, à une semaine de Roland garros est donc plus que symbolique...
Qui sait ?
A présent, songeons à Roland Garros ! Soyons lucides : ni Hénin, ni Mauresmo, ou encore Petrova, véritable reine de le terre battue cette année, n'était dans la capitale italienne. Difficile dès lors d'imaginer la Suissesse remporter la prochaine levée du grand chelem, la seule qui lui manque ! Sa stratégie est intacte. Son physique amélioré. Mais sa puissance manque. Face aux joueuses cimplètes que sont Hénin ou Mauresmo, Martina devrait lâcher prise. Mais qui dit qu'elles supporteront la pression des premiers tours ? Et si Hingis faisait sensation le 10 juin ?
Posté le 13.05.2006 par snoopyves

Quel exceptionnel 1/4 de finale proposé à Berlin entre l'actuelle numéro mondiale, Amélie Mauresmo et l'ancienne Martina Hingis ! Pour faire un bon match, c'est bien connu, il faut être deux. Et le niveau atteint par ces deux joueuses fut exceptionnel par moments.
Les points importants ne suffisent plus...
Menée 3-0 puis 4-2 dans la 3ème manche, Amélie a prouvé que son rang de numéro 1 mondiale n'était pas usurpé et qu'en outre il lui permettait à présent d'évoluer dans d'autres sphères, celles qu'atteignait en permanence la Suissesse voilà 6 ans. Aujourd'hui Martina a remporté les points importants, ce qui suffit dans 90 des matches du circuit. Mais Amélie a remporté les points décisifs. Dans 3 des 4 derniers jeux, elle fut menée 30-0 avant d'enchaîner 4 points consécutifs. très très fort... Sans occulter le niveau de jeu tactique, admirable tout au long de la partie, le toucher et la vision du jeu de la Suissesse s'opposant à la puissance et le lift giclant de la Française. Sachant que Martina était en outre au-dessus physiquement à la reprise, l'on comprendral'apreté du combat...
Deux "hic"
Seulement il y a un hic. Ou plutôt deux. Amélie doit enchaîner sa demi-finale une heure et demùi après avoir conclu son chef d'oeuvre (un grand merci à Nadia Petrova d'avoir excecuté Li 61 60 !). D'autre part, après Varsovie, cela fait deux fois de suite que Martina Hingis perd un match en ayant mené 3/0 dans un set qui aurait dû lui donner la victoire. L'on pouvait comprendre le manque de repères face à la surface et l'inconstance de Williams la semaine dernière. L'on s'onquiète de cette répétition à Berlin, même si Amélie n'a rien laché. Le spectre du match que l'on domine mais que l'on finit par perdre pourrait ternir sérieusement le retour aux affaires de la Suissesse. Toutefois après des victoires bien nettes face à Dementieva et Penetta, l'on se dit qu'elle n'est pas si inquiétée que cela...
Posté le 25.04.2006 par snoopyves

Certes, Mary Pierce et Tatiana Golovin étaient blessées.
Certes, Francesca Schiavone a produit un grand tennis et fait étalage d'un physqiue parfaitement affûté.
Certes, Amélie ne jouait à Nancy que ses deux premiers matchs sur terre battue de l'année.
TERRIBLE contre-performance
Il n'empêche : la défaite de l'équipe de France à l'issue du 4ème simple (3/1) face à l'équipe d'Italie est impardonnable et à vrai dire consternante ! Comment l'équipe qui a disputé trois finales consécutives, remportant la première et échouant sur le fil du double dans les deux suivantes, pourrait-elle se satisfaire de son terrible week-end ? N'ayons pas peur des mots, c'est une terrible contre-performance.
Terre ou pas terre ? Plutôt une question de programme...
Le choix de la terre battue pourra toujours être discutée : le débat ferait long feu ; comment faire jouer les filles sur une autre surface à 5 semaines des Internationnaux de France ? D'ailleurs toutes les rencontres du groupe mondial se sont déroulées sur terre. L'on se souvient d'un 1er tour cauchemardesque face à la Russie en 1999, où les filles avaient dû jouer sur Taraflex, compromettant toute leur préparation sur terre (sans oublier que cette rencontre s'était soldée par une défaite ! ). Le problème viendrait plutôt de la préparation : en refusant de jouer sur la terre battue américaine (certes plus rapide que l'européenne, mais tout de même beaucoup moins que le ciment), les joueuses françaises se sont fourvoyées. Car pendant ce temps, Francesca faisait cet effort, récompensé d'une finale à Amélia Island. Et l'on a pu voir ce week-end à quel point ses repères sur la surface était incontestables... Pourtant en 2001, Amélie avait remporté le titre à Amélia Island et atteint les 1/4 à Charleston... Evert, Navratilova, Graf, Seles et Hingis ont systématiquement enchaîné à leur époque Miami - Charleston, même quand il n'y avait aucun intervalle pour s'adapter à la terre. Difficile donc de croire qu'Amélie ne puisse pas faire cet effort. Elle s'est dit fatiguée ? Pourquoi alors avoir rajouté Doha et Dubaï à son programme initial ? Surtout qu'elle a fait l'impasse sur Indian Wells, dans un tableau où les meilleures étaient absentes et où de nombreux points étaient à glaner. Il semblerait donc que le calendrier d'Amélie ne soit en phase ni avec ses ambitions personnelles, ni avec les besoins de l'équipe. Cela fait beaucoup...
Quid de Loit et Razzano ?
Enfin reste les choix très contestables de Goven pour la deuxième joueuse. Choisir Nathalie Dechy, qui enchaîne les contre-performances depuis le début de l'année, qui a toujours failli mentalement en Fed Cup, présentant même un déficit en terme de victoires/défaites dans cette compétition, et surtout qui a toujours exprimé son aversion pour la surface, elle qui joue en rythme et en cadence, n'était sans doute pas le choix le plus judicieux pour l'équipe. Razzano avait montré l'an dernier face à l'Autriche qu'elle pouvait très bien jouer. Quant à Emilie Loit, l'on a souvent mis en doute ses capacités de mental. Mais à choisir entre deux filles fragiles mentalement, ne vaut-il mieux pas choisir celle qui a les meilleurs rendements sur terre battue ? Comment oublier qu'en 2004, Emilie a remporté successivement 2 tournois consécutifs sur terre ? Comment ne pas imaginer que face à Pennetta (contre Schiavone, Loit n'aurait rien pu faire...) qui a explosé face au effets d'Amélie le samedi, les grands coups liftés d'Emilie auraient tout autant gêné l'Italienne ? Mais non, le capitaine a préféré se fier à des impressions d'entraînement, alors que l'on sait bien que rien ne remplace le réalisme de la compétition...
La fête est gâchée.
La Fête est gâchée. Bravo aux Italiennes qui n'auront rien à craindre de l'Espagne. La Russie, au moins chute, contre une équipe de Belgique ressoudée autour de ses deux figures emblêmatiques. Il y a des défaites logiques, que l'on peut accepter. Et d'autres tragiques que l'on ferait mieux d'oublier...
Posté le 17.04.2006 par snoopyves

Qui eut crû que la timide et bien imprévisible Nadia Petrova pouvait réintégrer le Top 5 dès ce mois d'avril, nantie de 3 titres en 2006, à l'orée de la nouvelle saison ? Peu de monde il est vrai ! Mais il faut dire que la Russe a fait les choses en grand; Après des débuts balbutiant, elle a littéralement explosé au plus haut niveau à Doha quand elle s'est payé le luxe de dominer Amélie Mauresmo, retardant l'échéance d'atteindre le sommet du monde pour la Française. Souvent nerveuse, la Russe n'avait, jusqu'alors jamais offert l'assurance tous risques, sa capacité à dégoupiller étant imminente à chaque sortie. Il n'en fut rein depuis quelques semaines. Bien plus sure d'elle, capable d'enchainer les coups droits meurtriers sans les garnir de dizaines de fautes directes, elle a su faire évoluer son jeu en montrant par ailleurs un mental de gagnante. la voilà 5ème mondiale, et morte de faim alors que la saison sur terre battue américaine débute. Soyons clairs : elle sera l'une des grandes outsiders pour Roland Garros. N'en déplaise aux sceptiques...
Posté le 03.04.2006 par snoopyves

La déroute des deux joueuses belges au 1er tour du tournoi de Miami a de quoi inquiéter leurs supporteurs. Après une année 2005 exceptionnelle qui les avait vues remonter dans les 5ères place du classement mondial, la tournée australienne laissait présager le meilleur malgré les abandons successifs de Kim et de Justine dans les deux derniers tours de l'Australian Open. Mais depuis les choses ont changé et celles qui s'étaient vu promettre les deux premières places du classement WTA (dans le sens inverse de celui de 2003) risquent de déchanter à la vue de la montagne de points qu'elles s'apprêtent à défendre, avec un physique incertain et un moral en berne...
Une meilleure gestion pour Kim
Pour Kim le problème est davantage physique. Consciente que son corps ne supportera pas une décennie de plus les tortures qu'elles s'infligent sur un courts de tennis, la Belge a d'ores et déjà annoncé sa retraite pour fin 2007. Le déroulement de son année ne peuvent que la conforter, Kim ne parvenant pas à recouvrer l'intégralité de ses moyens depuis fin janvier et son abandon face à Amélie Mauresmo. Certes le calendrier et le jeu, devenu de plus en plus intense, peuvent expliquer ses défaillances. Mais ce n'est pas tout : d'une part Kim enchaîne les tournois avec une cadence infernale quand elle est en forme, comme en témoigne sa brillante mais non moins harassante tournée américaine de 2005 qui lui couta la fin de la saison. D'autre part, elle reprend très souvent trop tôt la compétition suite à ses blessures. Et malgré ses prises de conscience et ses promesses de ne plus tenter le diable, elle retombe systématiquement dans le piège. Si Clijsters veut apposer son nom sur quelques trophées prestigieux avant de s'évaporer dans la nature, mieux vaudrait lui apprendre à gérer ce type de désagréments... Même après 8 ans de professionnalisme, on peut encore apprendre Kim...
Hénin, la petite machine triste...
Les tourments de Justine sont en revanche bien plus problématiques à résoudre. Depuis des mois, entre blessures et victoires, elle traîne sa peine sur les courts de tennis, ne manifestant aucune envie, aucun enthousiasme. Que dans ces conditions, elle soit parvenue à gagner autant de matchs et de tournois relèvent de l'exploit. C'est dire son talent. Mais la joie de jouer, de vivre même serait-on tenter de dire l'a quitté, comme le supposait Patty Schnyder dans un entretien accordé à tennis Magazine en août dernier. Ses victoires semblent s'accumuler machinalement, sans émotions. Or sans enthousiasme, tout devient bien difficile. Comparée à Martina Hingis qui croque dans la balle à pleines dents depuis son retour, Justine fait peine à voir. A cela, ajoutons le tour pendable que lui a réservé Dementieva en demi-finale d'Indians Wells, la Russe remontant un handicap quasi insurmontable de 62 52 pour arracher la vctoire sur le fil... L'on comprendra alors qu'elle manquait singulièrement de confiance à l'entame du tournoi de Miami. La confiance et la joie de vivre envolées, difficile de gérer au mieux les quelques 1470 points qu'elle s'apprête à defendre d'ici Roland Garros. la moitié de son capital sur les douze derniers mois. Une montagne qui sera bien difficile à gravir... Et si la Fed Cup venait en aide aux Belges ?
Posté le 19.03.2006 par snoopyves

Si le retour de Martina impressionne toujours autant, la semaine qui vient de s'achever à Indian Wells a donné un indice important à la fameuse énigme qui hante tous les observateurs du tennis depuis janvier : quel classement vaut Martina Hingis ?
Top ten
De toute évidence, Martina vaut évidemment le top ten, sans contestation possible. Ses victoires aisées sur Safina, Myskina et autre Kuznetsova la placent même bien au-dessus de ses victimes. Reste à savoir si dans l'état actuel des choses elle peut se prévaloir d'une place parmi les 5ères mondiales. Et pour l'instant, la réponse est négative.
Beau tableau de chasse, mais des défaites très nettes
Certes elle peut se targuer de superbes victoires sur Sharapova à Tokyo et Davenport à Indian Wells, toutes deux 4ème mondiales au moment des faits ; mais force est de constater que l'opposition n'était ces jours-là pas de grande qualité, la Russe passant complètement à travers, l'Américain étant en proie à des douleurs dorsales qui devraient la contraindre à plusieurs semaines de repos. Pour les autres duels face aux Top 5, la défaite fut systématiquement au rendez-vous : Hénin à Sydney, Clijsters à Melbourne, la seule contre qui elle a opposé une grande résistance, Mauresmo à Doha et enfin Sharapova assez sèchement à Dubaï et Indian Wells, après la déroute au Japon.
Etouffée physiquement
Plus que l'amère saveur de la défaite, c'est davantage la forme qui inquiète : Martina qui aime dicter le jeu pour faire rater l'adversaire a été étouffée par la puissance physique de ses opposantes. Elle ne fut pas ridicule, loin s'en faut, notamment face à Sharapova en Californie en proposant des échanges époustouflants. Mais elle n'a pas paru disposer des armes pour s'imposer au plus haut niveau, le seul qui l'intéresse. Une victoire en grand chelem passe nécessairement par une remise en question de son physique qu'elle devra travailler pour résister encore et toujours à celles qui, de toutes façons, seront toujours plus fortes physiquement, mais qui sont loins de son talent de tacticienne.
Une terre moins hostile ?
Y parviendra-t-elle ? Difficile à dire. Mais la saison sur terre battue qui s'annonce pourrait ralentir les rythmes et offrir à la Suissesse des terrains moins hostiles...
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